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Cérémonie du 11 novembre

11.11.2017 ı Vie municipale

Messieurs les anciens combattants et leurs portes drapeaux

Mesdames et Messieurs les élus et représentants des corps constitués

Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations

Mesdames et Messieurs, chers concitoyens

Chers jeunes élus du Conseil Municipal Enfants avec votre cocarde tricolore Chers Scouts d’Europe.

Merci à tous pour votre présence à la cérémonie qui commémore la fin du conflit le plus meurtrier du 20ème siècle : 1.400.000 soldats étaient tombés au front, 300.000 civils avaient succombé et 4 millions étaient blessés ou invalides.

Les générations passent et ces cérémonies – autour de la Paix retrouvée de 1918 – sont aujourd’hui enracinées dans la mémoire collective de notre pays. Ce jour du 11 novembre nous permet de rendre hommage à tous les morts pour la France – pas seulement ceux de la première guerre mondiale – et de marquer notre respect et notre attachement à leur souvenir.

Je vais vous lire le message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées, Madame Florence PARLY :

« Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.

Si l’avant et l’arrière communient dans la fierté nationale, c’est aussi le temps du deuil qui commence face aux pertes considérables, tant civiles que militaires. La Grande Guerre a profondément bouleversé les nations européennes, les équilibres mondiaux sont durablement modifiés.

Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre.

D’avril à octobre, le Chemin des Dames a rendu son terrible verdict ; cet échec sanglant affecte le moral des combattants et celui de l’arrière.

L’armée française n’est pas seule à se sacrifier. Au prix de lourdes pertes, les Canadiens mènent l’offensive à Vimy, les Britanniques à Passchendaele, les Italiens sont vaincus à Caporetto.

Les Etats-Unis s’engagent aux côtés de l’Entente. L’arrivée progressive des soldats américains change le rapport de force et va contribuer à forger la victoire. La mondialisation du conflit s’est intensifiée.

Traversée par deux révolutions, la Russie connaît de profonds bouleversements et signe le 15 décembre un armistice avec l’Allemagne. Cette dernière va pouvoir, en 1918, concentrer toutes ses forces sur le front occidental.

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ». Destiné à l’origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd’hui aux orphelins d’un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d’un attentat terroriste.

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire.

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors de la Grande Guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres de décolonisation, à ceux tombés hier et aujourd’hui, lors de nos opérations extérieures partout dans le monde, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire. »

C’était le message de Madame la Secrétaire d’Etat rappelant une page importante de notre histoire nationale et internationale, dont la lecture se poursuivra en 2018 avec les cérémonies du centenaire.

Une exposition sur Bourron-Marlotte, village de l’arrière, est déjà planifiée à l’Espace Jean Renoir du 27 octobre au 18 novembre et ce projet doit normalement recevoir le label « Centenaire » de la mission nationale 14 – 18.

Chaque 11 novembre est l’occasion de se souvenir qu’une guerre ne vient jamais par hasard et que l’engagement des peuples pour la paix n’a rien d’un combat d’arrière-garde.

Et si l’expérience de la vie aide un homme à se bâtir, c’est bien l’histoire qui aide un peuple à se construire.

Les valeurs de la paix, nous les tirons ici-même, en nous recueillant devant le monument aux morts, et surtout en les transmettant à nos enfants, par les mots et par l’éducation, et nous nous félicitons de leur présence aujourd’hui.

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Je souhaite remercier :

  • le Père José qui nous a fait le plaisir de sa présence pour célébrer la messe en notre église Saint Sévère
  • le Major Pierre Vester pour assurer le protocole de cette cérémonie
  • les membres du Réveil Band dirigés par Bruno Vega pour leur accompagnement musical si apprécié,

et vous invite à vous rendre à l’Espace Jean- Renoir pour le traditionnel verre de l’amitié.